Le gain qu'est la perte du Grand Prix
Comme à peu près tout le monde, j'ai été pris par surprise par la suppression de Montréal du calendrier de Formule 1. Mais contrairement à à peu près tout le monde, j'y vois plusieurs points positifs à retenir.
Comment être fier d'une ville qui, à en croire les propos des derniers jours, repose sur une course de gros vroum vroum polluant? Il y a tellement mieux à faire de l'île Notre-Dame. Installation de loisirs, de sport amateur, espaces verts, pistes cyclables, etc, on peut redonner ce site aux Montréalais. En faire quelque chose de beau.
L'économie montréalaise ne repose pas sur le Grand Prix. Entendons-nous là-dessus. Ce sera un coup dur momentanément mais les commerçants, tenanciers de bars et restaurateurs sauront s'adapter et la rue Crescent continuera de vivre. C'est simplement un petit défi de créativité qui s'offre aux entrepreneurs touchés. Comme lors du départ des Expos. Personne n'est mort. Alors ce monsieur qui dit aux journaliste que le Grand Prix fait la différence pour lui entre une année rentable et une année déficitaire, je l'invite à revoir sa formule d'affaires. Son commerce n'est présentement pas rentable, point. À moins qu'il n'ait menti à la caméra. Aurait-il?
D'ailleurs, et David Gagnon le soulignait sur son blogue, si cet événement génère vraiment 75 millions de dollars en retombées économiques, pourquoi ces commerçants n'offrent pas une bonne contribution pour ramener le Grand Prix? Offrir 20 ou 25 millions de dollars pour en recevoir trois fois plus, qui dit non? Si les entreprises qui profitent de ces retombées ne sont pas prêtes à investir dans l'événement qu'elles jugent crucial, ce n'est pas aux gouvernements fédéral et provincial de s'y substituer entièrement.
De toute façon, c'est une roue qui tourne et qui n'arrêtera pas de sitôt. Bernie Ecclestone demande maintenant beaucoup plus des promoteurs pour envoyer les bolides courser dans leurs pays. Si on doit couper ici et là dans le budget public pour allonger les fonds réclamés, l'opération sera simplement à recommencer dans quelques années, quand M. Ecclestone recevra une autre offre d'un pays riche et rayera à nouveau Montréal de son calendrier. Encore plus de fonds à dépenser pour maintenir l'événement, qui finira par coûter plus cher que ce qu'il rapporte. M. Ecclestone a des comptes à rendre à l'entreprise CVC Capital, propriétaire de la Formule 1, et recherche plus de profits continuellement. On peut suivre ce rythme ou s'en retirer.
Normand Legault prend donc une très bonne décision en jettant l'éponge et en se concentrant sur autre chose.
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Chandails Ferrari...
C'est tu si grave qu'il y aura pas une gang de monde avec des t-shirts Ferrari qui vont dépenser dans les magasins et les bars de Montréal? En plus, aucun contribuable ne verra jamais les couleurs de cet argent sauf les proprios des entreprises concernées et les serveurs avec leurs tips. Bon débarras!